Morpho-anatomie

Schéma anatomique d’une fourmis
source : Le monde fascinant des fourmis de Luc Passera

Comme tous les insectes, la fourmi est composée de trois parties principales bien distinctes comme on peut le voir ci-dessus : la tête, le thorax et l’abdomen.

Sur sa tête se trouve une paire d’yeux composés (constitués de plusieurs sous-unités similaires : les ommatidies*), une paire d’antennes constituée de funiculus* et du scape, ces antennes font office de nez pour la fourmi. On peut observer également des ocelles* et une paire de mandibules servant à couper la nourriture, à se défendre et à tuer les proies dont elle se nourrit.

Sur le thorax, composé lui-même de deux parties (pétiole et thorax), se trouve 3 paires de pattes qui permettent à la fourmi de se mouvoir dans l’espace. Ces pattes sont munies de griffes qui lui permettent d’escalader des parois à 90° et de micro-poils utiles pour sentir la moindre vibration de l’air. On peut aussi trouver une paire d’ailes chez les mâles et les futures reines. Elles servent alors seulement lors du vol nuptial*

L’abdomen, quand à lui, comprend la plupart des organes vitaux, il est donc la partie la plus importante de la fourmi. On y trouve le jabot social, servant à stocker de la nourriture pour ses congénères, l’estomac, servant de poche de nourriture personnelle à la fourmi, l’intestin, les conduits respiratoires, le rectum, plus et pour certaines espèces, un aiguillon et une poche à venin. Chez les mâles et les futures reines, il renferme aussi l’appareil reproducteur essentiel à la création d’une nouvelle colonie.

C’est également dans l’abdomen que se trouve les glandes permettant au fourmis de produire des phéromones. Il en existe plus d’une quarantaine mais celle qui nous intéresseront pour la suite sont : la glande de Dufour et la glande à poison qui produisent des phéromones de piste et de territoire, les glandes pygidiales et les glandes mandibulaires qui produisent des phéromones d’alarme ainsi que des phéromones royales chez les reines.

Autour de tous ces organes se trouvent un exosquelette* composé d’une protéine, appelé la chitine de formule C8H13NO5. C’est le composé qui permet l’imperméabilité de la fourmi à l’eau et à l’air. C’est aussi lui qui rend très résistant et très dur l’exosquelette, la fourmi est comme munie d’une armure en permanence. Sur cet exosquelette se trouve également le « passeport »des fourmis. C’est un mélange d’hydrocarbures* que partage tous les membres d’une même colonie et qui est spécifique à celle-ci. C’est ce qu’on appelle les phéromones cuticulaires.