Visuelle

Comme expliqué antérieurement, la fourmi est munie d’yeux composés avec plusieurs facettes. Chaque facette renvoie une image au cerveau, ce qui fait qu’elle voit une multitude d’images les unes à côté des autres, formant une image générale, un peu comme une mosaïque. Par ailleurs, les couleurs ne sont pas perçues de la même manière que pour les humains. Il est très difficile de mener des études sur la perception des fourmis mais des recherches ont été fait en laboratoire. Ainsi on sait que les fourmis peuvent distinguer des objets de forme très proches ou qu’elles sont capables, contrairement aux humains, de voir les rayonnements ultra-violets*.

La communication visuelle était bien plus fréquente au stade primaire de l’évolution mais devient de moins en moins utilisée par les fourmis au fil du temps car ce mode de communication n’est pas très efficace. De plus, elles vivent dans une fourmilière où la lumière est quasiment inexistante. Cependant, on peut tout de même l’observer chez certaines espèces dans certains cas:

  • Parfois, lorsqu’une ouvrière découvre des graines trop grosses, elle tourne frénétiquement autour jusqu’à ce que d’autres ouvrières la voient et viennent l’aider.
  • Chez les tisserandes, lorsqu’elles veulent construire un nouveau nid, chaque fourmi se déplace individuellement sur le pourtour des feuilles, s’arrêtant de temps à autre pour tirer sur le bord. Quand une fourmi parvient à recourber sa feuille, ceci est le signe pour les autres d’un premier succès. Plus la feuille se recourbe, plus les fourmis vont venir l’aider.
Fourmis tisserandes en train de construire un nid avec des feuilles
source : Le monde fascinant des fourmis de Luc Passera