Chez beaucoup d’espèces, les informations sont transmises par des messages simples et directs de façon tactile et sensorielle. C’est-à dire par attouchements, tapotements ou bien, effleurements. Une grande majorité de ce type de communication, est réalisée grâce aux antennes (très sensibles au toucher).
Sur les antennes se trouvent trois structures capables de détecter les signaux chimiques. On a les récepteurs olfactifs qui sont sensibles aux odeurs et aux phéromones, les récepteurs gustatifs intervenant principalement dans le sens du goût mais qui peuvent également capter les phéromones et enfin les récepteurs ionotropes*, situés près des synapses neuronales, qui convertissent de façon très rapide des messages présynaptiques chimiques (neurotransmetteurs*) en messages post-synaptiques électriques.
Mais les fourmis peuvent également communiquer grâce à leurs pattes ce qui est très fréquent et utile. Ainsi, une ouvrière peut amener une autre fourmi à régurgiter de la nourriture liquide en étendant une patte antérieure sur le labium (segment céphalique qui correspondrait à la langue chez l’homme), provoquant de ce fait, un réflexe vomitif dont l’autre fourmi peut profiter, c’est ce qu’on appelle la trophallaxie* . Cependant d’après les scientifiques, la trophallaxie* servirait également à transmettre des messages privés quand deux fourmis sont isolées lors d’une infection microbienne ou lors d’interactions ou d’agressions.